Vous le saviez certainement avant mais vous l'avez oublié depuis : en fait je n'existe pas, pas plus que la beauté dans notre monde réel et quotidien. C'est une remarque qui m'est faite presque tous les jours. Par mon chef qui a un peu de mal à croire qu'on puisse être scientifique et littéraire et par des femmes qui n'arrivent pas à croire qu'un homme puisse voir de la beauté partout et le dire - ce qui est pourtant une des fonctions positives des poètes - et donc qui doutent de l'existence des poètes . Ce doute est entretenu savamment par nombre de gens qui disent parfois d'olibrius quelconques "C'est un poète" simplement parce qu'ils ne les comprennent pas et sans qu'ils ne sachent en rien s'ils ont ou non jamais écrit deux vers.
Peut-être, si j'étais réellement un poète, verrai-je de la beauté sur d'autres sujets que les femmes et notamment l'aurore, les fleurs, les hommes - en fait c'est le cas, mais en exprimant la beauté des femmes, je m'entends déjà nier mon existence, je n'ose imaginer si j'exprimai la beauté des hommes avec un peu trop de volubilité, ces derniers chercheraient probablement à me renvoyer à mon inexistence de la manière forte. En revanche l'aurore et la rose n'ont jamais envisagé devant moi l'hypothèse de mon inexistence, elles ont beaucoup trop de bon sens pour cela. Cette aventure amusante m'est arrivée récemment avec une madrilène de type allemand, blonde aux yeux bleus... me donnant l'occasion d'une petite promenade dans la richesse du monde.
Le pays imaginaire
Les poètes sont d'étranges fables
Moitié anges et moitié diables
On en parle quelques fois
Mais jamais on ne les voit.
Comme les elfes des forêts
Les nymphes ou les farfadets,
Souvent discrets, inoffensifs
Ils vous voient passer, pensifs,
Mais il faut rester prudent
Des fois, que d'un vers charmant
Ils vous transpercent le coeur
Et vous frappent de stupeur
Et comme chantent les sirènes
Ne vous attirent d'un poème
Dans leurs antres retirés
Afin de vous dévorer.
Mais heureusement ici
Nulle place pour la poésie,
L'insolite ou La beauté
Nous sommes dans la réalité.
Les poètes sont d'un autre monde
Où les latines sont des blondes
Aux yeux du plus bel azur !
C'est une fable, je vous rassure.
Etrange habitude que d'écrire des poèmes. Pour qui ? Pourquoi ? Comment les offrir ? Doit-on les laisser morts, cachés, illisibles ou les laisser vivre un rien, au hasard d'un regard. Je sème l'ivraie.
dimanche 15 juillet 2012
dimanche 8 juillet 2012
Enfance
Le jouet
Tu es un beau morceau de bois
Je jouerai dans le sable tout le jour avec toi
Tu seras à mon gré, Ange, eau, arbre, dragon
Chaque veine, chaque ride et chaque imperfection
Sera la source vive des histoires délirantes
Que mon esprit d’enfant avec plaisir enfante,
Tu es MON jouet, LE MIEN, le seul, l’unique
Et Livre, Et Ami, et Vent, Artefact magique.
Ah bien sûr, Noël viendra bientôt
Et sous le sapin, les jouets, les cadeaux
Qui parlent, crient ou chantent
Aux formes lisses, aux couleurs rutilantes.
Mais avant même qu’onze heure à l’église ait sonné
Las de poliment jouer… avec les emballages
Malgré les marchands tout écumants de rage
Sur tes aspérités je jouerai… passionné.
Tu es un beau morceau de bois
Je jouerai dans le sable tout le jour avec toi
Tu seras à mon gré, Ange, eau, arbre, dragon
Chaque veine, chaque ride et chaque imperfection
Sera la source vive des histoires délirantes
Que mon esprit d’enfant avec plaisir enfante,
Tu es MON jouet, LE MIEN, le seul, l’unique
Et Livre, Et Ami, et Vent, Artefact magique.
Ah bien sûr, Noël viendra bientôt
Et sous le sapin, les jouets, les cadeaux
Qui parlent, crient ou chantent
Aux formes lisses, aux couleurs rutilantes.
Mais avant même qu’onze heure à l’église ait sonné
Las de poliment jouer… avec les emballages
Malgré les marchands tout écumants de rage
Sur tes aspérités je jouerai… passionné.
lundi 2 juillet 2012
Messagerie amoureuse
Nous savons tous que le féminin de "buvant une bière devant le match de foot" est selon le niveau d'équipement des ménages - avec ou sans lave-vaisselle pour être clair - "dans la cuisine en train de faire la vaisselle" ou "dans la buanderie pour repasser". Pour ma part je brouille les cartes car non seulement je n'ai pas la télé mais en plus c'est moi qui repasse.
Sur le même principe, une question me tarabuste depuis que j'ai lu Nancy Huston " reflet dans un oeil d'homme" qui m'a conseillé Nelly Arcan, "Burqua de chair" qui l'une et l'autre dénoncent non sans raison toute la pornographie du web et la condition des femmes qui y sont obligées.
Enfin non, la question me tarabuste, depuis qu'en plus de ces lectures - le monde est bizarrement fait -une amie m'a dit être en manque de mots, amoureux et érotiques écrits par un homme aimé et désiré, pratique qu'elle met en parallèle de celle de son cher mari qui regarde des images licencieuses sur le web.
Donc de cette étrange conjonction, - lecture d'oeuvres féministes et hasard d'une conversation - est née une question qui me tarabuste : quel est le féminin de "regardant des films porno sur le net" ? la réponse pourrait être "lisant des lettres d'amour". Comme d'habitude je crois que le plaisir féminin est dès lors beaucoup plus intense, car l'amour ou le désir d'un être aimé est sans commune mesure avec la possession d'un être qui ne vous est rien, même si les deux sont des fantasmes, mais aussi certainement beaucoup plus rare : il faut qu'un amour naisse et qu'un désir en retour s'exprime avec une certaine grâce, conjonction beaucoup plus difficile finalement que de trouver des images pornographiques simplement en tapant XX. Conjonction rare pour l'instant ! Une industrie pourrait voir le jour qui permettrait peut-être à tous les poètes de vivre - même les médiocres - de leur clavier, qui permettrait à toute femme en manque de mots tendres ou fous d'en chercher en tapant, je ne sais pas moi, XY par exemple. Il suffirait qu'un être génial lance l'idée sur le net et se mette à l'ouvrage et offre aux femmes des hommes fantasmés c'est à dire sentimentaux, galants, un brin poète mais toutefois coquins tout comme aujourd'hui le net offre des femmes fantasmées - c'est à dire nymphomanes et esclaves (c'est dire si c'est du phantasme). Cette idée est d'autant plus brillante que les femmes sont déjà dans certains pays occidentaux plus riches que les hommes et que le bon produit ne pourrait s'offrir que sous paiement car nécessitant une certaine fidélité. Quelle géniale idée de Marketing ! Allez, je lance une souscription : au premier 1 000 000 € envoyés, je crée un site web dédié !
Certes c'est risqué d'étaler ainsi cette mine d'or mais si quelqu'un me pique l'idée, a des fonds propres et un brin de plume, il pourrait donner du plaisir voire du bonheur - un bon mari fantasmé est toujours meilleur et moins dangereux qu'un mauvais mari - à plusieurs milliers de femmes, grâce à moi. Ce dont ni Casanova, ni Don Juan ne peuvent se vanter.
Nous pourrions extrapoler et envoyer des dessins d'enfants, des cadeaux de fêtes des mères contre paiement à celles ont fait le tour des hommes et sont désormais en manque d'enfant... l'avidité n'a pas de limite et c'est cela qui est bon !
Belle hypnose
A chaque mot que tu écris
Je retiens un faible cri
Et ferme les yeux dans un soupir
Effrayée et ravie de te lire,
Je sens ton souffle pourtant distant
Tes lèvres que je sais gourmandes
Et tes mains douces sur ma peau
Oh mon dieu, il fait soudain si chaud.
Est-ce moi résistant si peu,
L’esprit en rêve, le corps en feux,
Je te sens plus entreprenant
Je mords mes lèvres entre mes dents,
Se peut-il que tu écrives cela
C’est impossible, je n’y crois pas,
Et pourtant je sens chacun de tes mots
Et leur caresse sur ma peau.
Que suis-je, que m’as-tu fais ?
Je suis comme ensorcelée
Et dans les vagues du plaisir
Je n’en finis pas de gémir.
Le soleil pour toi s’est couché
Et moi voilà éveillée
L’écran en veille crie ton absence
Tout en moi n’est que souvenance.
Sur le même principe, une question me tarabuste depuis que j'ai lu Nancy Huston " reflet dans un oeil d'homme" qui m'a conseillé Nelly Arcan, "Burqua de chair" qui l'une et l'autre dénoncent non sans raison toute la pornographie du web et la condition des femmes qui y sont obligées.
Enfin non, la question me tarabuste, depuis qu'en plus de ces lectures - le monde est bizarrement fait -une amie m'a dit être en manque de mots, amoureux et érotiques écrits par un homme aimé et désiré, pratique qu'elle met en parallèle de celle de son cher mari qui regarde des images licencieuses sur le web.
Donc de cette étrange conjonction, - lecture d'oeuvres féministes et hasard d'une conversation - est née une question qui me tarabuste : quel est le féminin de "regardant des films porno sur le net" ? la réponse pourrait être "lisant des lettres d'amour". Comme d'habitude je crois que le plaisir féminin est dès lors beaucoup plus intense, car l'amour ou le désir d'un être aimé est sans commune mesure avec la possession d'un être qui ne vous est rien, même si les deux sont des fantasmes, mais aussi certainement beaucoup plus rare : il faut qu'un amour naisse et qu'un désir en retour s'exprime avec une certaine grâce, conjonction beaucoup plus difficile finalement que de trouver des images pornographiques simplement en tapant XX. Conjonction rare pour l'instant ! Une industrie pourrait voir le jour qui permettrait peut-être à tous les poètes de vivre - même les médiocres - de leur clavier, qui permettrait à toute femme en manque de mots tendres ou fous d'en chercher en tapant, je ne sais pas moi, XY par exemple. Il suffirait qu'un être génial lance l'idée sur le net et se mette à l'ouvrage et offre aux femmes des hommes fantasmés c'est à dire sentimentaux, galants, un brin poète mais toutefois coquins tout comme aujourd'hui le net offre des femmes fantasmées - c'est à dire nymphomanes et esclaves (c'est dire si c'est du phantasme). Cette idée est d'autant plus brillante que les femmes sont déjà dans certains pays occidentaux plus riches que les hommes et que le bon produit ne pourrait s'offrir que sous paiement car nécessitant une certaine fidélité. Quelle géniale idée de Marketing ! Allez, je lance une souscription : au premier 1 000 000 € envoyés, je crée un site web dédié !
Certes c'est risqué d'étaler ainsi cette mine d'or mais si quelqu'un me pique l'idée, a des fonds propres et un brin de plume, il pourrait donner du plaisir voire du bonheur - un bon mari fantasmé est toujours meilleur et moins dangereux qu'un mauvais mari - à plusieurs milliers de femmes, grâce à moi. Ce dont ni Casanova, ni Don Juan ne peuvent se vanter.
Nous pourrions extrapoler et envoyer des dessins d'enfants, des cadeaux de fêtes des mères contre paiement à celles ont fait le tour des hommes et sont désormais en manque d'enfant... l'avidité n'a pas de limite et c'est cela qui est bon !
Belle hypnose
A chaque mot que tu écris
Je retiens un faible cri
Et ferme les yeux dans un soupir
Effrayée et ravie de te lire,
Je sens ton souffle pourtant distant
Tes lèvres que je sais gourmandes
Et tes mains douces sur ma peau
Oh mon dieu, il fait soudain si chaud.
Est-ce moi résistant si peu,
L’esprit en rêve, le corps en feux,
Je te sens plus entreprenant
Je mords mes lèvres entre mes dents,
Se peut-il que tu écrives cela
C’est impossible, je n’y crois pas,
Et pourtant je sens chacun de tes mots
Et leur caresse sur ma peau.
Que suis-je, que m’as-tu fais ?
Je suis comme ensorcelée
Et dans les vagues du plaisir
Je n’en finis pas de gémir.
Le soleil pour toi s’est couché
Et moi voilà éveillée
L’écran en veille crie ton absence
Tout en moi n’est que souvenance.
jeudi 21 juin 2012
Idéal parmi d'autres
Résistance
Sur l’onde du malheur, n’être ni haut ni bas
Mais la falaise blanche qui brise son élan
Recouverte d’ajoncs de bruyères et d’oyats
Où les enfants s’amusent mimant les goélands.
Tout bouge, la vie est mouvement
Mais seuls arbres et champs
Ondulent dans le vent.
La terre, elle s’érode imperceptiblement.
La terre s’envole, la falaise se fait galet
Mais l’une a nourri l’homme pendant bien des années
L’autre l’a préservé des flots, de leurs fureurs,
Soyons à leur exemple, remparts et défenseurs,
Sensible aux heures, aux saisons,
Aux années, à l’histoire des nations,
Résistant à la pluie qui ravine leurs flancs
Comme à la mer qui hurle en écumant.
Sur l’onde du malheur, n’être ni haut ni bas
Mais la falaise blanche qui brise son élan
Recouverte d’ajoncs de bruyères et d’oyats
Où les enfants s’amusent mimant les goélands.
Tout bouge, la vie est mouvement
Mais seuls arbres et champs
Ondulent dans le vent.
La terre, elle s’érode imperceptiblement.
La terre s’envole, la falaise se fait galet
Mais l’une a nourri l’homme pendant bien des années
L’autre l’a préservé des flots, de leurs fureurs,
Soyons à leur exemple, remparts et défenseurs,
Sensible aux heures, aux saisons,
Aux années, à l’histoire des nations,
Résistant à la pluie qui ravine leurs flancs
Comme à la mer qui hurle en écumant.
dimanche 17 juin 2012
Prénom
Petit jeu avec le nom d'une femme remarquable.
Edith
T'attendant, je rêve et je médite
Sur les rimes que tu suscites
Sur quels chemins, sur quels sentiers
L'esprit, la plume vont s'engager
Suivant l'écho de ton prénom
Son tintement, sa pulsation.
Comme l'eau de la pluie crépite,
Coule, roule et se précipite,
Devient furieux flux du torrent
Puis s'apaise finalement
Entre les berges du ruisseau
Emportant dans ses filets d'eau
Et dans le lit de la rivière
Parmi la terre d'étranges pierres
Sur lesquelles la lumière s'agite
Glisse, papillonne et palpite.
Certains verbes incarnés, Edith
Ont l'éclat pur d'une pépite.
Edith
T'attendant, je rêve et je médite
Sur les rimes que tu suscites
Sur quels chemins, sur quels sentiers
L'esprit, la plume vont s'engager
Suivant l'écho de ton prénom
Son tintement, sa pulsation.
Comme l'eau de la pluie crépite,
Coule, roule et se précipite,
Devient furieux flux du torrent
Puis s'apaise finalement
Entre les berges du ruisseau
Emportant dans ses filets d'eau
Et dans le lit de la rivière
Parmi la terre d'étranges pierres
Sur lesquelles la lumière s'agite
Glisse, papillonne et palpite.
Certains verbes incarnés, Edith
Ont l'éclat pur d'une pépite.
mardi 12 juin 2012
Souverain bien
Le bonheur
Caresse donc encore mes yeux de ta beauté
Ton sourire pour mon cœur s’appelle sérénité,
Un bonheur frais et doux comme l’air d’une chanson
Aimée qui à la lumière sert de diapason
Je resterais des heures dans l’halo de tes yeux
Calme, émerveillé, serein et silencieux
Une ombre sur ta peau douce tracera un chemin
Et la soie de ta joue caressera ma main.
Elle se modèlera au rond de ton visage
Et je te berce ainsi mon enfant sage
Comme la brise un roseau sur le bord de la plage.
Ton corps détendu que ton souffle soulève
Voguera doucement sur l’océan du rêve.
Au réveil, un baiser lui servira de grève.
Caresse donc encore mes yeux de ta beauté
Ton sourire pour mon cœur s’appelle sérénité,
Un bonheur frais et doux comme l’air d’une chanson
Aimée qui à la lumière sert de diapason
Je resterais des heures dans l’halo de tes yeux
Calme, émerveillé, serein et silencieux
Une ombre sur ta peau douce tracera un chemin
Et la soie de ta joue caressera ma main.
Elle se modèlera au rond de ton visage
Et je te berce ainsi mon enfant sage
Comme la brise un roseau sur le bord de la plage.
Ton corps détendu que ton souffle soulève
Voguera doucement sur l’océan du rêve.
Au réveil, un baiser lui servira de grève.
vendredi 8 juin 2012
Souverain bien
Nos équilibres précaires
A qui donc tient notre bonheur ?
A un vent tiède chargé de fleurs
A la forme d'un nuage
Un clocher dans un paysage.
Une caresse dans ton cou
La courbe folle d'un cheveu roux
Une amie et son sourire
Un regard, un éclat de rire.
Le fou rire d'un enfant qui court
Le ciel quand se meurt le jour
Une mure au bord du chemin
Le goût du fruit dans un bon vin.
Le blanc manteau des jours d'hiver
Qui s'illumine sous un ciel clair
Et ma fragile liberté
De rechercher de la beauté.
A qui donc tient notre bonheur ?
A un vent tiède chargé de fleurs
A la forme d'un nuage
Un clocher dans un paysage.
Une caresse dans ton cou
La courbe folle d'un cheveu roux
Une amie et son sourire
Un regard, un éclat de rire.
Le fou rire d'un enfant qui court
Le ciel quand se meurt le jour
Une mure au bord du chemin
Le goût du fruit dans un bon vin.
Le blanc manteau des jours d'hiver
Qui s'illumine sous un ciel clair
Et ma fragile liberté
De rechercher de la beauté.
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