C'est beau un homme avec un bouquet
De roses ou bien de pensées
Armé d'une épée de fleurs
Partant à l'assaut d'un cœur.
Jeune le pas conquérant
Ou bien vieux plus hésitant,
Et changeant de point de vue
En tournant le coin de la rue.
"Et si elle allait dire non."
"Qu'ai-je à perdre de toute façon."
Voilà qu'il danse avec son fushia
Moitié tango, moitié salsa
Il chaloupe d'hésitation
Repart avec résolution
Seul dans son monde intérieur
Mi à sa joie, mi sa peur.
Sauf celui aux chrysanthèmes
Et qui sanglote un "je t'aime"
Errant, arrosant de ses pleurs
Les belles étoiles de ses fleurs.
Etrange habitude que d'écrire des poèmes. Pour qui ? Pourquoi ? Comment les offrir ? Doit-on les laisser morts, cachés, illisibles ou les laisser vivre un rien, au hasard d'un regard. Je sème l'ivraie.
samedi 20 juillet 2013
samedi 13 juillet 2013
Mauvaise humeur
Rester seul, en mauvaise compagnie
Dans le silence, cette présence amie
A ruminer des pensées ténébreuses
Seul moyen d’avoir une heure heureuse.
Pas un mot, pas une parole
Seuls ceux que j’écris et j’immole
Sur cette page de suaire blanc
Où l’encre coagule, si lentement.
Je suis l’enfant sombre de l’ennui
Torturant les insectes et les lettres à l’envie
L’A noir des mouches vrombissantes
Encastré, écrasé en mes rimes étouffantes.
Quand j’aurai malfaisant assouvi ma passion
Je reprendrai sournois le masque de la raison
Et l’estomac léger, et le sourire aux lèvres,
J’errerai, jusqu’au prochain accès de fièvre.
lundi 8 juillet 2013
Froide journée
Dans ce froid matin d'Avril
Une mère et sa petite fille
"Voulez-vous de beaux paniers ?
Ou une fleur en osier ?".
Oh, non, pas d'objet inutile,
Je remercie, je souris, et je file...
... Cette gamine et ses paniers
... les miens face à la cheminée...
Tss, j'aurais dû prendre un sourire
Soyons fou, un éclat de rire,
"Madame, mademoiselle, donnez-moi des sourires chauds
Pour une poignée d'euros"
Soulager ma bourse lourde
D' un petit geste en velours
Mettre dans les leurs, dans mon coeur
Un brin de lumière, de chaleur.
Dans ce dimanche de crise
Étouffant de brumes grises
Les yeux fixés sur ma raison
J'ai glissé sur les maisons,
Comme un spectre, comme une ombre
Bien plus amer et plus sombre
Me promettant la prochaine fois
De me pousser à la joie...
Dans ce froid matin d'Avril
Une mère et sa petite fille
"Voulez-vous de beaux paniers ?
Ou une fleur en osier ?".
Oh, non, pas d'objet inutile,
Je remercie, je souris, et je file...
... Cette gamine et ses paniers
... les miens face à la cheminée...
Tss, j'aurais dû prendre un sourire
Soyons fou, un éclat de rire,
"Madame, mademoiselle, donnez-moi des sourires chauds
Pour une poignée d'euros"
Soulager ma bourse lourde
D' un petit geste en velours
Mettre dans les leurs, dans mon coeur
Un brin de lumière, de chaleur.
Dans ce dimanche de crise
Étouffant de brumes grises
Les yeux fixés sur ma raison
J'ai glissé sur les maisons,
Comme un spectre, comme une ombre
Bien plus amer et plus sombre
Me promettant la prochaine fois
De me pousser à la joie...
mercredi 26 juin 2013
La leçon
Il se débattait nu sur le brancard
Pleurait, échapait aux immenses mains
Des infirmières blafardes
Cherchant la fine veine de son cou.
Il pleurait de ses hocquets d'enfant sans mots
Quand la terreur gronde au fond de la gorge
Tempète, Brutale, odieuse, amplifiée
Par l'impossible fuite.
Il pleurait, ce n'était qu'un moment à passer.
"Viens" lui ai-je dit l'attrapant par le bras.
Elle m'a plaqué folle contre le mûr et presque hurlante :
"Ton fils a peur, tu l'abandonnes, pars si tu veux.
Je reste."
Toujours là vibrante, près de lui
Toujours là, plus résolue, plus forte
Toujours là, plus désespérée, le point serré
Toujours là, comme une mère, à jamais.
Pleurait, échapait aux immenses mains
Des infirmières blafardes
Cherchant la fine veine de son cou.
Il pleurait de ses hocquets d'enfant sans mots
Quand la terreur gronde au fond de la gorge
Tempète, Brutale, odieuse, amplifiée
Par l'impossible fuite.
Il pleurait, ce n'était qu'un moment à passer.
"Viens" lui ai-je dit l'attrapant par le bras.
Elle m'a plaqué folle contre le mûr et presque hurlante :
"Ton fils a peur, tu l'abandonnes, pars si tu veux.
Je reste."
Toujours là vibrante, près de lui
Toujours là, plus résolue, plus forte
Toujours là, plus désespérée, le point serré
Toujours là, comme une mère, à jamais.
jeudi 13 juin 2013
L’espoir et le plaisir
Le délice de l’attente
La félicité de te voir
Je ne sais qui me contente
Du plaisir ou de l’espoir.
Imaginer ton sourire
Et la flamme dans tes yeux
Comme un peintre qu’inspire
Un sentiment amoureux
Et de son pinceaux s’attarde
Sur tes lèvres, tes paupières
Qui d’un rose léger, te farde
Se donne lui-même la fièvre.
Comme lui, délicieusement j’angoisse,
Saurais – je donc de mon trait
Seulement trouver la trace
Mieux, reproduire ta beauté.
Cette entêtante question
Se dénouera d’elle-même
Avec ton apparition
Et la fin de ce poème.
Où cette vie qui t’anime
Cette chaleur et ce feu
Arrêteront ma mine
et mes mots, ces orgueilleux.
Et le plaisir vainc toujours l’espoir
Sans effort et sans merci
Le plaisir, celui de te voir,
Celui de te rêver aussi.
jeudi 6 juin 2013
Double je
Certes je jouerai un jour avec toi,
Mais seulement quand il me plaira.
Pas à ton heure mais à la mienne
J'attendrai que le désir me vienne.
Je veux que tu sois ma chose
Et t'effeuiller comme une rose.
Que tu sois à peine consentante
Mais t'abandonner pantelante.
Que ton esprit me soit soumis
Et ce faisant toujours surpris
Que ta chair plus forte que toi
Bouscule et bascule ton émoi.
Te frustrer de mes refus
Te prendre quand tu ne m'attends plus
Que tu sois ma marionnette
En te menant à ma baguette.
Et toi, tu n'auras qu'à jouer
Être ce miroir inversé
Posée dos à mes intentions
Pour jouer de mes émotions.
Moitié visible, moitié voilée
Dans la toile de ta volonté
Jouant de fils si fin
Pour faire de moi ton pantin
Afin de me faire dire ces mots tendres
Princesse que tu veux entendre
Mais que je ne veux prononcer
Que l'esprit libre et le cœur prisonnier.
jeudi 30 mai 2013
Sourate du paradis
Houria
Elle est passée comme le vent
Et je ne l’ai vue qu’un instant,
Son sourire comme une caresse
Sur le velours de ma joue
Son regard aigu qui s’adresse
A mes iris tendres et doux,
Et j’ai gardé dans ma mémoire
La lumière fraîche de son regard
Afin d’égailler ma journée
D’une belle lueur d’été.
Elle fut comme l’éclaircie
Dans cette terne après-midi,
Elle m’avoua un jour en peine
Et ceci presque en s’excusant
Qu’elle portait le nom des sirènes
Qui vous grisent de leurs chants.
Peut-être ai-je souri à l’entendre
Comment mortel peut prétendre
Avoir pour fille une divinité ?
Quelle folie, quelle vanité !
Mais à voir comment je fus joyeux
Du chant envoûtant de ses yeux
Force m’est de constater
Elle disait bien la vérité !
Elle est passée comme le vent
Et je ne l’ai vue qu’un instant,
Son sourire comme une caresse
Sur le velours de ma joue
Son regard aigu qui s’adresse
A mes iris tendres et doux,
Et j’ai gardé dans ma mémoire
La lumière fraîche de son regard
Afin d’égailler ma journée
D’une belle lueur d’été.
Elle fut comme l’éclaircie
Dans cette terne après-midi,
Elle m’avoua un jour en peine
Et ceci presque en s’excusant
Qu’elle portait le nom des sirènes
Qui vous grisent de leurs chants.
Peut-être ai-je souri à l’entendre
Comment mortel peut prétendre
Avoir pour fille une divinité ?
Quelle folie, quelle vanité !
Mais à voir comment je fus joyeux
Du chant envoûtant de ses yeux
Force m’est de constater
Elle disait bien la vérité !
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