vendredi 28 avril 2017

No futur



Rappelles-toi, vous parliez d’avenir
Ni lui ni toi ne vous voyiez mourir
Ce nous d’un éternel amour
Est mort comme s’éteint le jour.

Rien ne s’opposait à vous
Ni le regard, ni le courroux
Des hommes ou des dieux,
A tes yeux seuls, nous est devenu odieux.

Seul le présent vous a tué,
La certitude de perdre jamais
Ce lien d’un avenir qui n’a jamais vécu
Oublier le présent, il vous tue.

Point d’avenir pour ton amant
Tu es le diable évidemment,
La tentation qui tout détruit
La puissance du désir toujours inassouvi.

Comment se rêver décrié à jamais,
Jamais fidèle, jamais en paix,
Toujours en flamme, toujours en manque
Pas d’avenir, la fusion ou l’absence.

Pas d’avenir ou le présent consume
Où la chair et l’esprit fument
Pas d’avenir où le présent se meurt
Pas d’avenir ou le présent vous dévore.

Petit poème pour une amie dont le mari bien français rêvait d'une femme plus parfaite qu'elle n'était, et oubliait de lui prouver son amour et avec lequel elle ne parlait jamais d'avenir puisqu'il était écrit. Mais il n'existera jamais, elle a divorcé.  Il était persuadé qu'elle allait revenir... perdu.... 

Son amant est un algérien, aussi barge que le précédent, puisque lui est dingue d'elle, la trouve sublime, baise comme un dieu, sent la coriandre mais est totalement associal, croit en Dieu comme on croit au père Noël (si je ne mange pas pendant les journées du ramadan, j'irai au paradis. Si dieu existe, c'est un fonctionnaire diététicien psychotique) et lui reproche d'être athée (chose qu'il arrive à oublier pendant ses érections). Ils n'arrivent pas à parler d'avenir puisque rien n'est possible.

En fait, vieille leçon philosophique, vouloir parler d'avenir est un voeux vain. Mieux vaut se concentrer sur le présent qui seul existe

A propos, pour que mon amie et d'autres filles géniales et volluptueuses continuent à prendre du plaisir avec des nords africains cons comme des balais sans manche mais suffisamment intelligents (pas comme certains abrutis de français) pour voir la beauté de certaines rondeurs, je voterai Macron dans une semaine.

Je ne suis pas ravi mais c'était le meilleur candidat du premier tour - je n'ai pas plus d'admiration pour les extrêmes de la gauche que de la droite - il suffit d'ouvrir des livres d'histoire pour comprendre pourquoi et les autres, oups . Et puis j'aime mon banquier, elle a de beaux yeux et m'a prêté de l'argent pour acheter ma maison, sinon je n'aurais pas pu. Je ne vais pas reprocher à Macron d'avoir une carrière que j'aurais aimé pour moi ou mes enfants, ni d'être brillant. Et mieux comme il vaut une mauvais paix qu'une bonne guerre, une mauvaise grippe qu'une bonne épidémie de peste noire, il vaut mieux un mauvais démocrate qu'une bonne extrémiste. Sans hésitation votons Macron.

  

mercredi 15 mars 2017

Dérèglement climatique


Parfois une saison se fait attendre
Comme un sourire, un geste tendre,
Qui ne vient pas à l’heure prévu,
On en demeure un peu déçu.

Qu’attend-il, ou que fait –elle ?
Son cœur est devenu infidèle ?
Est-il passé à d’autres choses ?
Ne s’émeut-il plus d’une rose ?

Quoi ! à peine à la quarantaine,
Plus un vers, plus une fredaine,
Il est muet, le merle noir,
Qui me faisait sourire le soir ?

Est-ce la fin du printemps,
Grisé sous le poids des ans,
Et non, le voilà de retour,
Il suffisait que passe le jour.

Pour qu’il pointe son nez fleuri
Entre deux intempéries
Entre perce-neiges et primevères
Quittez donc cet air sévère,

Jamais, je ne vous oublie,
Ma muse, mon amie,
Je n’aime dans les anniversaires
Que le prétexte de faire des vers.

Et c’est bien toute l’année
Que vous fleurissez mes pensées
Et qu’importe si je vous contente
D’un poème poivré d’attente.

vendredi 3 mars 2017

Les échos du silence



En revenant sur ce chemin
Le cœur mi figue, mi raisin
Les femmes ont des beautés
Faisant échos au passé.

Celle-ci ressemble à la vierge
Devant qui brulèrent tant de cierges
Témoins de quoi ? d’une admiration ?
Ou du manque de consolation ?

Les traits de l’une sont si parfaits,
Je l’ai déjà vu dessinée.
Celle-là ressemble à une actrice
Elle en en paraît presque factice. 

Images, déesses inaccessibles
D’une beauté immarcescible
Je vous regarde sans vous voir,
Et rien ne retient mon regard. 

Mais ces traces soulignent votre absence
Car vous n’avez nulle semblance
Vous, je cherche, mais ne vous trouve nulle part
Que dans ma si chère mémoire.

Et vous ne m’apparaissez  
Que parce que vous me manquez,
Vide est désormais ce paysage
De votre amitié, de vos visages.

jeudi 9 février 2017

A tes genoux (interdit au moins de 16 ans)


Je te lècherai bien la chate
Doucement et sans hâte,
Goûter au nectar amer
De tes dentelles de chair,

Sentir la peau de tes cuisses
Et si blanche et si lisse
D’abord me résister un peu,
Et puis s’écarter au mieux.

De ma langue impertinente
M’introduire dedans ta fente,
Et sucer comme un bonbon
De ta fleur, le bourgeon. 

Sentir tes reins qui se creusent
Entre mes mains amoureuses
Et puis leur tressautement
Quand ton plaisir se fait puissant. 

Eviter quelques ruades
Quand l’amour est cavalcade
Quand la plus petite des touches
Se propage en secousses,

Puis te Voir te recroqueviller
Quand tu seras épuisée,
Encore parcourue de frissons
Bien que fermée aux sensations,

T’admirer en ton absence
Tout en savourant la présence
La preuve de ton orgasme
Dans le suc de tes spasmes. 



En hommage à Causette - journal plus fémini du cerveau que des capitons - pour son hors série sur le Clitoris.  

mardi 7 février 2017

Cyrano

Le balcon
 

Ah, J'aime avec une inconnue
Une correspondance soutenue
Sans se voir, sans se connaître
Se dévoiler, un peu, peut-être
 
A demi, ou bien à peine
Quand un mouvement tient en haleine
Bien plus que l'objet lui même
C'est bien, ce petit jeu que j'aime,
 
Où tout ce qui n'est pas dévoilé
Est un espoir de beauté.

mercredi 1 février 2017

Mon film préféré



Chanter sous la pluie
Et malgré les intempéries,
La neige et le verglas
Effaçant la trace de nos pas,

Chantons sous la pluie
Cela occupe nos esprits
De belles pensées, d’un poème
Du souvenir d’un « je t’aime ».
   
Chantons sous la pluie
Où nos larmes se mêlent aussi,
Qu’importe le sentiment ou la saison,
Si nous sommes au diapason.